Appel d'offres carrelage
ce qu'il faut vérifier avant de chiffrer
Le carreleur dépend d'un support qu'il n'a pas coulé, d'une siccité qu'il ne contrôle pas et d'un calepinage que personne n'a validé. Trois dépendances qui décident de sa marge bien plus que le prix du carreau.
Ce que recouvre le lot
Ce découpage est celui que l'on rencontre le plus souvent. C'est le règlement de consultation et l'allotissement du dossier qui font foi.
- Chapes et formes de pente lorsqu’elles sont au lot
- Revêtements de sol scellés ou collés, intérieurs et extérieurs
- Faïences et revêtements muraux en locaux humides
- Systèmes d’étanchéité liquide sous carrelage en locaux humides
- Plinthes, seuils, joints de fractionnement et profilés
Les points de vigilance récurrents
Ceux qui reviennent d'un dossier à l'autre, et qui coûtent cher quand ils sont découverts après la signature.
Planéité et siccité du support
Les tolérances de planéité admises par le DTU sont souvent dépassées par le support livré. Le ragréage nécessaire n'est pas chiffré, et la siccité de la chape conditionne la date de pose, donc le planning.
Classement des locaux et étanchéité
Un local humide impose un système d'étanchéité sous carrelage. Le classement retenu détermine ce qui est dû, et il figure parfois dans une annexe que personne ne lit.
Joints de fractionnement et de dilatation
Leur position et leur traitement relèvent du DTU et de la configuration réelle. Un calepinage validé sans eux fabrique des fissurations que l'on vous reprochera.
Calepinage et coupes
Le calepinage décide du nombre de coupes, donc du temps de pose et du taux de chute. Validé tardivement, il tombe après la commande des quantités.
Pentes et évacuations en locaux humides
La pente vers l'évacuation doit être compatible avec l'épaisseur du complexe et la cote de seuil d'accessibilité. Ces trois contraintes viennent de trois lots différents.
La chape qui n’est pas sèche à la date du planning
Le planning prévoit la pose du carrelage trois semaines après le coulage de la chape. Le taux d'humidité résiduelle ne le permet pas. Poser quand même expose au décollement, refuser de poser met l'entreprise en retard. Le constat écrit, fait le jour où l'on mesure, est ce qui permet de sortir de ce piège.
Les références qui reviennent
Les NF DTU sont édités par l'AFNOR et protégés par le droit d'auteur. Nous ne les fournissons pas : les contrôles s'appuient sur vos propres exemplaires, ceux que votre entreprise applique réellement.
- •NF DTU 52.1, revêtements de sol scellés
- •NF DTU 52.2, pose collée des revêtements céramiques
- •NF DTU 52.10, mise en œuvre des sous-couches isolantes sous carrelage
- •Classement UPEC des locaux et des revêtements
- •Systèmes d’étanchéité liquide sous carrelage en locaux humides
Les agents utiles sur un dossier Carrelage et sols durs
Chaque fiche indique ce que l'agent fait, ce qu'il ne fait pas, et le gain réel.
L'agent qui lit le DCE à votre place
Vous voyez en une heure ce que vous auriez vu au bout de deux jours : ou pas vu du tout.
Voir la ficheL'agent qui tient votre planning de pose
Le glissement d'un lot amont se voit avant d'avoir mobilisé une équipe pour rien.
Voir la ficheL'agent qui traite vos non-conformités
L'écart se reprend sur la zone en cours, pas sur tout le bâtiment.
Voir la ficheQuestions fréquentes : Carrelage et sols durs
Cela dépend de ce que le CCTP met à la charge du lot qui livre le support. Beaucoup de marchés prévoient que le support est livré conforme aux tolérances du DTU applicable, auquel cas le ragréage courant n'est pas dû par le carreleur. En pratique, le support arrive rarement dans ces tolérances. Le point se sécurise par un constat de planéité à la réception du support, avant toute pose.
La mesure se fait sur le support lui-même, pas au jugé, et son résultat doit être consigné. Une chape qui n'est pas dans les seuils admis interdit la pose : poser malgré tout engage votre responsabilité sur le décollement. Si le planning impose une date incompatible, le constat écrit adressé au maître d'œuvre déplace la responsabilité du retard.
Le calepinage relève en général du maître d'œuvre ou de l'architecte, mais il est fréquemment demandé à l'entreprise. Ce qui compte est la date : validé après la commande, il peut rendre les quantités commandées insuffisantes, notamment sur les formats et les coupes. Demandez la validation du calepinage avant de passer commande, et faites-la acter par écrit.
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