Appel d'offres sols souples et parquets
ce qu'il faut vérifier avant de chiffrer

Poser un sol souple ou un parquet, c'est signer pour l'état du support. L'humidité résiduelle, la planéité et la nature de la sous-couche décident du résultat, et aucune des trois n'est de votre fait.

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Ce que recouvre le lot

Ce découpage est celui que l'on rencontre le plus souvent. C'est le règlement de consultation et l'allotissement du dossier qui font foi.

  • Préparation des supports : ponçage, ragréage, primaire
  • Revêtements PVC, linoléum et caoutchouc, en lés ou en dalles
  • Revêtements textiles collés ou tendus
  • Parquets collés, cloués ou en pose flottante
  • Plinthes, barres de seuil, remontées en plinthe et soudures

Les points de vigilance récurrents

Ceux qui reviennent d'un dossier à l'autre, et qui coûtent cher quand ils sont découverts après la signature.

Humidité résiduelle du support

C'est la première cause de sinistre. La mesure conditionne la pose, et le planning ne la prend presque jamais en compte.

Planéité et ragréage

Les tolérances admises sont plus sévères que pour un carrelage, parce que le défaut se voit au travers du revêtement. Le ragréage nécessaire est rarement chiffré au bon niveau.

Classement d’usage du local

Le classement conditionne la famille de revêtement admissible. Un produit sous-classé posé dans un local passant se dégrade vite, et la reprise est à votre charge.

Remontées en plinthe et traitement des points singuliers

Les remontées, les soudures à chaud et les raccords aux seuils sont du temps de main d'œuvre rarement quantifié dans les bordereaux.

Compatibilité avec le chauffage au sol

Un plancher chauffant impose une résistance thermique maximale au revêtement et un protocole de mise en chauffe avant la pose, souvent absent du dossier.

Le revêtement sous-classé pour le trafic réel

Un CCTP prescrit un revêtement dont le classement d'usage correspond à un local privatif, dans un hall qui reçoit du public toute la journée. Le produit est conforme au CCTP et inadapté à l'usage. Le signaler avant la remise transforme un futur litige en question au maître d'œuvre.

Les références qui reviennent

Les NF DTU sont édités par l'AFNOR et protégés par le droit d'auteur. Nous ne les fournissons pas : les contrôles s'appuient sur vos propres exemplaires, ceux que votre entreprise applique réellement.

  • NF DTU 53.1, revêtements de sol textiles
  • NF DTU 53.2, revêtements de sol PVC collés
  • NF DTU 51.2, parquets collés
  • NF DTU 51.11, pose flottante des parquets et revêtements à placage bois
  • Classement UPEC des locaux et des revêtements

Questions fréquentes : Sols souples et parquets

En mesurant avant de poser et en consignant le résultat. Une mesure hors seuil interdit la pose : la responsabilité du décollement et des cloques revient à celui qui a posé malgré tout. Le constat écrit, transmis au maître d'œuvre avec la date et la valeur relevée, est la seule pièce qui vous protège si le planning vous met sous pression.

Le CCTP doit le dire, et il le dit rarement. La règle de bon sens est que le lot qui livre le support le livre dans les tolérances du DTU applicable, et que tout ce qui va au-delà relève d'une prestation supplémentaire. En pratique, faites un constat de planéité à la réception du support, avec les points hors tolérance relevés et localisés.

Trois choses. La résistance thermique maximale admise par le système de chauffage, qui limite le choix du revêtement et de la sous-couche. Le protocole de mise en chauffe et de refroidissement à respecter avant la pose, avec son procès-verbal. Et la compatibilité de la colle retenue avec les températures de service. Ces trois éléments viennent de documents différents et doivent être recoupés avant la commande.

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